Dans le Canton de Vaud comme en Suisse, 10% des salarié-e-s ont un bas salaire. 2/3 de ces salarié-e-s sont des femmes. Cela reflète la discrimination dont sont encore victimes les femmes et le manque de reconnaissance salariale des métiers exercés majoritairement par des femmes ainsi que d'autres professions absolument essentielles à notre société. Tout cela doit changer! Le 14 juin 2026, le peuple vaudois a accepté d'ancrer dans la Constitution le principe de politique sociale suivant :

Article 60 de la Constitution vaudoise (nouvel alinéa)
al. 2 Chaque travailleur a droit à un salaire qui lui assure un niveau de vie décent. Pour ce faire, l’État institue un salaire minimum applicable en principe à tous les secteurs économiques.

Le Conseil d'Etat doit maintenant mettre en oeuvre cet article, les deux modalitĂ©s d'application proposĂ©es au peuple ayant Ă©tĂ© refusĂ©es (initiative lĂ©gislative + contre-projet du Conseil d'Etat et du Grand Conseil). 

Avec l’augmentation permanente du coût de la vie depuis 2020 et l’inflation constante des loyers et des primes d’assurance-maladie, postes principaux dans le budget des ménages, il est urgent d’intervenir pour combattre le phénomène des trop bas salaires et juguler la baisse des salaires réels.
En 2026, il est tout simplement impossible de vivre correctement de son travail avec des salaires infĂ©rieurs Ă  CHF 23.60/h. Or, dans des branches comme la vente, l’hĂ´tellerie-restauration, les services Ă  la personne et l’industrie alimentaire par exemple, de nombreux-ses salariĂ©-e-s gagnent moins que ces minimaux dans le canton de Vaud. Le salaire minimum est un instrument efficace pour lutter contre la prĂ©caritĂ© des travailleurs-ses. 

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pour permettre Ă  chacun-e de vivre de son travail!

5 arguments pour un salaire minimum cantonal :

  1. Chacun doit pouvoir vivre dignement de son travail, sans devoir dĂ©pendre de l’aide sociale. 
     
  2. La moitié des salarié-e-s du canton ne bénéficient d’aucune convention collective de travail (CCT) et n’ont donc pas de salaire minimum, d'autres salarié-e-s bénéficient d'une CCT (souvent nationale ou romande) ou d'un contrat-type qui ne tient pas suffisamment du coût de la vie dans notre canton. 10% ont un bas salaire (inférieur à CHF 4326.-). Garantissons enfin à tou-te-s les salarié-e-s vaudois un salaire minimum.
     
  3. Les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à recevoir un bas salaire. L’égalité proclamée dans la Constitution doit enfin se concrétiser. Le salaire minimum lutte contre les inégalités de salaire injustifiées entre hommes et femmes.
     
  4. Face à l’augmentation des prix et des primes d’assurance-maladie, la situation devient intenable pour de nombreux-ses salarié-e-s. Le salaire minimum est une mesure nécessaire pour garantir une indexation du pouvoir d’achat des salarié-e-s aux plus bas salaires et pousser à la revalorisation des autres.
     
  5. Les salarié-e-s vaudois-es ont droit aux mêmes droits sociaux que ceux d’autres cantons. Après Neuchâtel, Jura, Genève, Tessin et Bâle-Ville, les Vaudois-es aussi doivent avoir un salaire minimum cantonal. Le principe est sous toit, la réalisation est urgente.

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