Début septembre 2025, le Conseil communal d’Orbe a adopté, à une courte majorité, un règlement étendant les horaires d’ouverture des magasins jusqu’à 18h le samedi et les veilles de jours fériés. Cette décision a été prise en refusant de consulter l’ensemble des partenaires sociaux et sans contrepartie pour le personnel de la vente. Elle porte atteinte aux conditions de travail, à la vie familiale des employé·e·s et fragilise les petits commerces.
UNE REFONTE, OUI, MAIS EN FAVEUR DES PETITS COMMERCESLe processus législatif nécessite de refuser l’ensemble du règlement pour pouvoir modifier un seul article, ce qui est le cas ici. Le comité référendaire reste favorable aux autres mesures proposées par la Municipalité et ne s’oppose pas à une flexibilisation des horaires d’ouverture pour les exploitant·e·s des petits commerces et les membres de leur famille.
NON À LA MORT DES PETITS COMMERCESLe règlement actuel fixe l’horaire de fermeture les samedis et veilles de jours fériés à 17h. Or, de nombreux·ses commerçant·e·s urbigènes choisissent de fermer le samedi entre 14h et 16h. Les extensions d’ouverture profitent à ceux qui les défendent à bras-le-corps: les grands groupes ! Étendre les horaires d’ouverture accentuerait la pression sur les petits établissements, qui risqueraient de disparaître sous le coup de la concurrence féroce qui leur est livrée. Les magasins familiaux qui peuvent se démarquer en ouvrant en soirée ou le week-end ne survivront pas à la concurrence des grandes surfaces.
NON À L’EXTENSION D’HORAIRESC’est une erreur d’associer la prolongation des heures d’ouverture à la liberté et au progrès. Les implications sociales et environnementales qu’elle induit éveillent une réflexion sur notre vision de l’avenir de notre commune. Garderles horaires actuels conserve le bien-être social et la qualité de vie urbigène. Le référendum sur les horaires des commerces est l’occasion de prendre position contre l’accélération forcée du rythme de vie.
NON À LA MORT DE LA VIE DE FAMILLEBeaucoup de vendeuses et vendeurs sacrifient une partie de leur vie de famille en raison des horaires allongés et de la flexibilisation de leurs plannings. Les soirs et week-ends sont sacrés pour toutes et tous, ils le sont aussi pour le personnel de vente qui mérite de passer des moments en famille ousimplement de repos. Le samedi soir doit être protégé pour tout le monde !
NON À LA DÉGRADATION DES CONDITIONS DE TRAVAILÉtendre les horaires d’ouverture ne crée pas d’emploi. Cela contribue juste à flexibiliser davantage les heures d’astreinte alors que la précarité domine déjà dans cette branche où les contrats d’auxiliaires se répandent. À Orbe, aucune CCT ne protège les salarié·e·s de la vente contre les horaires à rallonge. En lesemployant une heure plus tard, leurs conditions de vie et de travail seraient clairement péjorées.
AUGMENTER L’ATTRAIT DU BOURG, PAS LES HORAIRES !Pour dynamiser le commerce, il y a de nombreuses solutions parmi lesquelles l’animation de la ville avec des marchés, des vide-greniers ou des fêtes.
Le 14 juin 2026, 17h le samedi et les veilles de fériés, c'est assez ! 18h, c'est trop !
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Vous désirez vous faire une idée plus précise des enjeux liés à l’instauration d’un salaire minimum légal, en vue de la votation vaudoise du 14 juin prochain?
Jeudi 4 juin 2026, à 19hRestaurant Don Camillo, Rue du Pré 10, Yverdon
Assistez à la table ronde prévue à Yverdon, en présence de :
Organisation par Solidarité&Ecologie, membre du comité unitaire.
Syndicat Unia 2026