Licenciement collectif et demande d’ouverture de faillite de Day Medical SA: les travailleuses et les travailleurs exigent le paiement de leurs salaires et prestations sociales!

Les travailleuses et travailleurs de l’usine d’Avenches font face à des retards importants de salaires et ont été licenciés sans respect du cadre légal sur les licenciements collectifs alors que, dans la même période, la société Day Medical SA procédait au dépôt de bilan. Pourtant peu avant sa demande d’ouverture d’une procédure de faillite, Day Medical SA a profité du chômage partiel (RHT) et d’un prêt COVID-19 d’un montant important. Aujourd’hui, les employé.e.s craignent un siphonnage de l’entreprise et exigent le paiement de leurs salaires et prestations sociales.

Licenciement collectif sans respect du cadre légal

Le 11 mai 2020, Day Medical SA a licencié l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de l’entreprise sans mettre en place de procédure de consultation. Cette situation a engendré des pertes de revenus importantes. Aujourd’hui, la majorité sont au chômage, certain.e.s se retrouvent à l’aide sociale et d’autres sont sans aucun revenu. Les salaires d’avril et de mai n’ont pas été payés alors qu’une partie des indemnités de chômage partiel (RHT), des indemnités de l’assurance perte de gain pour maladie et des allocations familiales ont été encaissées mais pas reversées. Les travailleuses et travailleurs se sont donc adressés au Service de l’emploi du canton de Vaud pour demander la mise en place d’une conciliation tripartite.

Une action du Ministère public pour éviter un siphonnage et assurer les salaires

Le 11 mai 2020 toujours, Day Medical SA a ouvert une procédure de faillite. En parallèle, la société Haemokinesis, basée en Australie, demandait aux clients de Day Medical SA de s’acquitter de leurs factures en cours sur un compte de Haemokinesis en Australie affirmant que cette dernière reprendrait ses activités. Par la suite, constatant qu’une usine ne fonctionnait pas sans travailleurs, quelques salariés ont été réengagés avec un contrat Haemokinesis pour réceptionner et faire sortir du matériel faisant craindre un siphonnage des actifs de Day Medical SA par Haemokinesis. Le personnel s’est donc adressé au Ministère public du canton de Vaud pour l’informer de la situation et demander que des mesures soient entreprises afin de payer les salaires.

Les travailleuses et les travailleurs n’ont pas à payer pour cette crise

A travers l’action de ce jour et le lancement d’une campagne sur les réseaux sociaux, les travailleuses et les travailleurs exigent le paiement de leurs salaires et prestations sociales, ainsi que le respect de leurs droits. Ils dénoncent les pratiques de cette entreprise qui prétexte la crise du COVID-19 pour leur faire payer cette situation en profitant de fonds publics et en comptant sur les assurances sociales pour se soustraire à leurs responsabilités.

Day Medical SA est active dans le milieu de la fabrication de dispositifs médicaux de diagnostic in vitro. La firme australienne Haemokinesis dirigée par l’homme d’affaires Jim Manolios l’a rachetée en octobre 2018.