Non à l'initiative des patrons et des milieux immobliers ! Non à l'austérité !

Unia Vaud s'oppose à l'initiative des 12% trompeusement nommée « Baisse d’impôts pour tous — Redonner du pouvoir d’achat à la classe moyenne » soumise au vote le 27 septembre prochain. Cette initiative lancée par les milieux patronaux et immobiliers menace les conditions de vie et de travail des salarié-e-s vaudois-es. Elle profite aux plus riches contribuables du canton, particulièrement les plus fortunés. Avec un coût de 300 millions de francs, cette initiative attaque des prestations sociales essentielles et des emplois du secteur privé comme public sont menacés.

Unia appelle la population à rejeter un projet qui profite aux plus riches et qui adresse l'addition aux classes moyennes et populaires.

  • Les classes moyennes et populaires, dont font partie les salarié-e-s vaudois-es, sont perdantes avec cette initiative. Car elles ne verront pratiquement pas la couleur des baisses d’impôts. 
     
  • L’État devrait faire des économies drastiques : cela signifie des services publics de moins bonne qualité, moins de personnel pour accompagner les enfants ou les personnes âgées, des augmentations de tarifs antisociaux pour les garderies, les transports publics ou les EMS. Ce sont les conditions de vie de la majorité sociale du canton qui seront péjorées.
     
  • Le manque de ressource imposera au Canton de réduire ses investissements, par exemple dans la construction ou les routes. La conséquence : des infrastructures détériorées et une pression sur l’emploi pour les salarié-es du secteur privé. C'est l'ensemble de l'économie qui est impactée négativement.

Des faits chiffrés sur l’initiative 12% :

  • 82% du coût total de l’initiative – soit 246 millions – profite uniquement aux 25% les plus aisés. Les 50% des contribuables les plus modestes cumulent moins de 8% des gains. C'est une redistribution des richesses à l'envers.
  • Un contribuable avec 10 millions de fortune y gagne 155 fois plus qu’un couple avec deux enfants qui gagne le revenu médian.
  • L’initiative est avant tout une baisse d’impôt sur la fortune : – 12% sur la fortune, et – 5% sur le revenu.

4 arguments syndicaux contre l'initiative 12% :

  1. Un budget cantonal dans le rouge, c’est un Etat qui met sous pression tous ses mandataires : les entreprise du bâtiment, les blanchisseries comme les entreprises de nettoyage. Non à la péjoration des conditions de travail dans les entreprises mandatées par l’Etat.
     
  2. Les patrons ont engagé des moyens massifs contre l’introduction de salarié-e-s minimaux cantonaux. Ils veulent s’octroyer des cadeaux fiscaux tout en privant des salarié-e-s précaires de revenus décents. C’est le monde à l’envers. Non à des cadeaux qui profitent aux plus riches!
     
  3. L’Etat est le plus important acteur économique du canton. Quand on le prive de ses ressources, c’est l’ensemble de l’économie et de la population qui en souffre. Par des pertes de prestations essentielles et par des emplois qui sont biffés ou précarisés ! NON à l’austérité!
     
  4. Alors que les initiants veulent faire croire que ces baisses fiscales aux plus riches sont indolores,  ces mêmes milieux veulent couper dans des prestations essentielles aux salarié-e-s vaudois-es, telles que les prestations complémentaires aux familles (pour les salarié-e-s qui n’ont pas un revenu suffisant pour vivre malgré leur travail) ou les subsides à l’assurance-maladie qui plafonnent à 10% du revenu le poids des primes-maladie. 
    Bien que largement plébiscitées par le peuple vaudois en votations populaires, les milieux patronaux, opposés depuis le début à ces mesures sociales, veulent faire la peaux à ces prestations. Elles seront dans la cible des mesures d’économie. Non au démantèlement social !

Téléchargez le tract unitaire (version Unia)