Plus de 32'000 signatures valides pour les initiatives pour un salaire minimum cantonal

Le comité unitaire pour un salaire minimum cantonal a déposé ce jour plus de 32'000 signatures valides pour ses 2 initiatives auprès du Canton. Alors que les prix, les primes d’assurance-maladie et les loyers ne cessent d’augmenter et le pouvoir d’achat des salarié-e-s à bas et moyens revenus de plus en plus menacé, le comité unitaire appelle au traitement rapide de ces initiatives afin que le peuple vaudois puisse se déterminer.

Le comité unitaire pour un salaire minimum cantonal a déposé plus de 16'000 signatures valides pour chacune de ses 2 initiatives. Ce sont donc plus de 32'000 signatures qui ont été transmises ce jour à la Chancellerie. Pour rappel, 12'000 signatures valables sont nécessaires pour assurer la tenue d’un scrutin populaire. Il s’agit du premier duo d’initiative, constitutionnelle et législative, déposé auprès du Canton pour un seul et même projet. Cette manière de faire permet de poser le principe du salaire minimum cantonal dans la Constitution et de directement poser les bases de sa mise en œuvre par une loi d’application.

 

Objectifs dépassés

Les syndicats, partis et associations membres du comité unitaire sont très satisfaits de ce résultat, ce d’autant qu’une grande partie de la période de récolte se trouvait dans une période de vacances. Le comité a dépassé ses propres objectifs de récolte, et ce sans recours à des récolteur-euses payé-e-s à la signature.

 

Le salaire minimum : une nécessité sociale

Ce dépôt issu d’une forte mobilisation citoyenne tombe à point nommé alors que le coût de la vie explose pour les salarié-e-s vaudois-es, sous la pression des hausses de loyers, de primes et de prix. L’introduction d’un salaire minimum légal dans notre canton est une nécessité sociale pour garantir à chaque salarié-e de pouvoir vivre dignement de son travail. A l’heure des négociations salariales pour 2024, le montant calculé de CHF 23.- plus indexation introduit un nouveau référentiel au-dessous duquel aucun employeur ne devrait descendre, sous peine de créer de la précarité.

 

Appel aux autorités

Au vu du contexte économique, le comité unitaire appelle maintenant les autorités cantonales à traiter ces projets d’initiative avec toute la diligence nécessaire pour permettre un vote populaire dans les meilleurs délais.